L’économie de partage, un reflet des valeurs des jeunes

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CouchSurfingLes grands efforts de sensibilisation au respect de l’environnement doublé des nombreux articles, photos et vidéos montrant les désastres causés par la consommation de masse ont éveillé notre génération au problème de gaspillage. Ainsi, nés avec les nouvelles technologies de l’information, il n’est pas étonnant que nous soyons rapides à adopter les nouvelles possibilités qu’offre l’économie de partage rendue possible par l’Internet. Couchsurfing, Airbnb, covoiturage, de nombreuses plateformes web nous permettent désormais de prêter, échanger, partager, louer, donner des biens qu’on utilise peu ou pas et même des services, et ce, sans intermédiaires. Le monde en tant qu’une seule grande communauté d’intérêt, ça tombe pile poil dans nos valeurs.

Pourtant, est-ce vraiment bénéfique à l’industrie touristique dans laquelle vous vous destinez à travailler? Le sujet est d’autant plus d’actualité qu’en ce moment même, un comité est chargé d’étudier la situation sur l’hébergement illégal, rendue possible par ces plateformes web. Concurrence déloyale, réglementation, et sécurité du client sont des enjeux importants. D’autres sites menacent également les autres secteurs de la chaîne touristique, on peut notamment prendre un repas chez l’habitant, prendre part à des activités traditionnelles ou même louer de l’équipement sportif, mais la taille de leur communauté demeure faible pour l’instant. Ça viendra bien assez vite, on en est encore qu’au tout début de cette tendance qui devrait complètement révolutionner le comportement du consommateur d’ici 10 ans, selon Rachel Botsman, une spécialiste du sujet.

Donc puisqu’il ne sert à rien de nager à contre courant, autant essayer d’apprivoiser ce nouveau consommateur. En matière d’expérience touristique, c’est bien sûre l’attrait du bon deal qui motive le voyageur qui y recoure, mais aussi  la recherche de l’authenticité. Pendant que pour certains secteurs d’activité les bénéfices écologiques sont évidents et peuvent constituer un élément de motivation, il en est autrement pour le tourisme. Louer une chambre à un particulier où à un hôtelier où bien manger chez un habitant plutôt qu’au restaurant ne diminuera pas significativement son empreinte environnementale. Ainsi, pour attirer ce voyageur, il faudra proposer des prix avantageux et jouer la carte de l’authenticité, de l’expérience du mode de vie et la rencontre avec la communauté d’accueil. Les activités liées au tourisme expérientiel sont toutes désignées pour répondre aux attentes de ces segments de marché. Je suis confiante que les Québécois seront capables de se montrer novateurs en la matière. Et vous, avez-vous des idées

Par Caroline Asselin, 
Étudiante au B.A.A Gestion des organisations et destinations touristiques – ESG UQAM

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