La génération Y est-elle prête à abandonner le navire Facebook?

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Une récente étude menée par des chercheurs de la prestigieuse Princeton University, prédit un déclin rapide du nombre d’utilisateurs de Facebook, basé sur un modèle de propagation et de rétablissement de maladies infectieuses. Une nouvelle incroyable qu’on s’est tous empressés de partager sur les médias sociaux, dont Facebook justement. Incroyable puisqu’on imagine mal s’en passer désormais. Pourtant, cette nouvelle venait faire écho à un sentiment d’inconfort que je ressens depuis un bon moment face à la place qu’occupe Facebook dans ma vie et celles des gens qui m’entourent. Pourrait-on bientôt en avoir fini avec ces soirées où les convives sont vissés à leur téléphone? Avec l’obsession de toujours clamer ce qu’on fait et avec qui en temps réel? Le rêve! J’ai donc voulu sonder ma génération sur leurs habitudes d’utilisation du plus grand réseau social actuel. Alors que sa popularité ne semble pas s’essouffler, l’usage qu’on en fait a définitivement évolué.

Petite mise en garde pour commencer, ce court sondage a été effectué de manière non scientifique avec un échantillon de convenance non probabiliste. Les résultats ne prétendent donc pas représenter de façon fiable la population québécoise, mais plutôt un point de départ à la présente discussion. De plus, puisqu’il a été distribué à l’aide de Facebook sur une courte période, il en représente principalement les utilisateurs réguliers. On peut toutefois observer quelques tendances fortes qui confirment certaines de mes impressions.

D’abord, il apparaît clairement que la génération Y n’est pas prête à abandonner la plateforme, puisque plus de la moitié des répondants y consacre autant de temps qu’il y a un an, et un quart davantage. Ceci dit, il semblerait que Facebook soit devenu l’outil par excellence de planification de la vie sociale. Utilisé comme moyen de communication avec d’autres personnes par pratiquement tous les répondants pour les multiples possibilités qu’offrent la messagerie et les groupes (aussi utiles pour le travail et autres utilisations), il est aussi fortement utilisé pour planifier ses sorties. L’accès de plus en plus répandu sur les téléphones portables contribue probablement fortement à son efficacité.

D’un autre côté, la plateforme prend une direction moins personnelle, puisque la mise à jour des statuts et l’ajout de photos ne constitue un motif principal d’utilisation que pour une minorité de personnes. D’ailleurs, 20% des répondants ne s’en servent pas pour prendre des nouvelles de leurs amis. Plutôt, les échanges se diversifient et le partage de contenu divers, tels que les articles, nouvelles et humour est très populaire. ans compter qu’une majorité est intéressée à suivre des entreprises et organisation, mais de quels types? L’histoire ne le dit pas, mais gageons que l’engagement n’est pas seulement tributaire des efforts d’experts en e-marketing. 

Quoi qu’il en soit, un répondant sur deux trouve que Facebook prend trop de place dans sa vie. Cependant, très peu semblent passer de la parole aux actes, puisque seulement 6 de ces 44 répondants ont diminué le temps qu’ils y accordent, alors que 13 l’ont augmenté. Un scénario semblable est observable chez les 8 qui ont indiqué être ennuyé par Facebook. Cette brève étude ne permet pas de tirer de conclusions ni même d’hypothèses, quant à l’avenir à long terme, mais on peut affirmer en toute confiance que ce n’est pas demain la veille que Facebook disparaîtra. En espérant qu’on se dirige vers une utilisation plus intelligente et moins maladive, je reste à bord!

Par Caroline Asselin, 
Étudiante au B.A.A Gestion des organisations et destinations touristiques – ESG UQAM

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