La razzia des Chinois sur la France... et du Québec

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Chinois à Bordeaux C’est souvent quelque chose de tabou et pourtant les choses s’accélèrent encore plus en 2016. Les milliardaires Chinois, plutôt que de créer de nouvelles entreprises, préfèrent tout simplement racheter celles qui sont en difficulté ou qui sont simplement à vendre. La France est l’une de leurs destinations préférées notamment pour l’image qu’elle donne, pour le savoir-faire vendeur qu’elle offre et pour les innovations technologiques qu’elle procure. D’ailleurs, le tourisme n’est pas épargné par ce raz-de-marée venu de Beijing.

POURQUOI LA FRANCE ?

D’un point de vue culturel, la France est une référence, personne ne vous le contredira. Les Chinois, eux, le pensent aussi. L’image de la France projetée en Chine au travers des médias est souvent élogieuse et même un peu superficielle, ce qui donne à la France cette image de lieu magique et romantique. Plus de 2 millions de touristes chinois visitent la France chaque année, et ce, malgré la morosité qui s’installe actuellement en Chine. De vins bordelais à des hôtels particuliers, des petites entreprises locales en faillite ou des entreprises innovantes, les Chinois ont l’œil sur tout et n’hésitent pas à débourser des millions pour « s’offrir » l’image de la France au travers d’acquisition aussi surprenante que rentables.

Voici quelques exemples d’entreprises du secteur du tourisme de l’hexagone maintenant sous pavillon Chinois :
 

Club Med

Aéroport de Toulouse

Hôtel Marriott Champs-Élysées

Pierre et Vacances (Partenariat)

 Louvre Hotels Group

Aigle Azur

Immobiliers hôteliers (Peninsula Paris, etc. )

Dessin humoristique Les chinois apprécient aussi beaucoup l’éducation à la française, où l’excellence et la qualité de l’enseignement attirent beaucoup d’internationaux asiatiques. Le tourisme et le luxe semblent donc être des valeurs sures pour les Chinois, mais ce n’est pas tout… La nouvelle folie de ces investisseurs se passe dans les vignobles, principalement dans le Bordelais. Plus de 75 vignobles du Bordelais ont déjà été rachetés en cinq ans par des Chinois. Le vin prend de la valeur au fil du temps, mais lorsque l’on sait que les Chinois consomment de plus en plus du précieux nectar, c’est une évidence de privilégier la qualité française tout en maximisant la rationalisation de la production en vue d’exportations. Ce serait aussi un excellent placement immobilier.

« On est ravi que les Chinois continuent de s’intéresser aux vignobles bordelais, très heureux de ces investissements, Bordeaux s’est toujours construit avec des gens venant de l’extérieur, ça ne représente toujours qu’entre 1 et 2% des ha de vignes. » Laurent Gapenne, Président de la Fédération des Grands vins de Bordeaux

« La France est toujours le pays le plus visité au monde par les Chinois, qui apprécient le luxe à la française. La France pourrait devenir l'une des destinations privilégiées par les Chinois pour l'immigration et l'éducation de leurs enfants. » (Hurun Report)


LE QUÉBEC N'EST PAS ÉPARGNÉ

Les Chinois n’ont pas de limites, et le Québec n’est pas épargné par le phénomène. Bien que plus marginal qu’en Europe, les chinois investissent principalement dans l’immobilier de luxe, dans le fameux “Plan Nord”, mais plus surprenant, dans des terres agricoles. Le principe est de cultiver la production au Québec, puis d’exporter celle-ci. Le constat est encore difficile à établir. S'il est vrai que les Chinois investissent, ILS ne résident en aucun cas dans les régions investies, c’est d’ailleurs le cas de L’Abitibi-Témiscamingue.

« En ne résidant pas en région, ces financiers ne dépensent pas en région, ils n’inscrivent pas d’enfants dans les écoles et ils contribuent à la dévitalisation des villages. Ils viennent semer au printemps et récolter à l’automne. Ça dévitalise nos régions ». (Journal de Montréal)

Bref, tout cela donne évidemment à réfléchir sur le modèle économique du 21e siècle, où le monde est un continuel marché exploitable par une poignée d’individus qui créent, soi-disant, de la richesse pour tous.

 

 

Par Julien Champainne
Étudiant en B.Sc Communication - Université de Montréal
Diplômé Bachelor en Hôtellerie Internationale - Vatel Business School Hotel &  Tourism Management
Diplômé Études Supérieures en Tourisme - Université de Perpignan Via Domitia

julienchampainne.com / Instagram @IMJulien

Sources : 

Pourquoi les Chinois rachètent les grandes marques du tourisme français, Challenge, 14 octobre 2015

Pourquoi des Chinois achètent-ils nos terres?, Le Journal de Montréal, 27 janvier 2016 

 

 

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