Le tourisme des jeunes, un potentiel à développer

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En décembre dernier, le Réseau de Veille en Tourisme publiait une analyse intitulée «L’avenir appartient aux jeunes voyageurs». Malgré que l’OMT identifie ce marché comme un des plus porteurs à l’échelle mondiale, les produits touristiques québécois sont trop souvent destinés aux clientèles familiales ou plus âgées.

Pourquoi s’intéresser aux jeunes?

Toujours selon l’OMT, les 15-30 ans ont fait 190 millions de voyages internationaux en 2010, soit 20% du trafic mondial, en forte augmentation. Ils sont moins sensibles aux crises économiques, politiques ou naturelles et se soucient des impacts environnementaux et sociaux de leurs choix. Plus important encore, ils ont tendance à séjourner plus longtemps dans le pays de destination. En bout de ligne, ils finissent souvent par dépenser davantage. Encore faut-il leur donner une raison de rester.

Le Québec au-delà de Montréal

Pendant que Montréal rayonne comme destination culturelle et nightlife, le reste du Québec peine à attirer cette clientèle. Même Québec n’a que 4 auberges de jeunesses, hébergement de prédilection de cette clientèle, contre 17 pour la métropole. De plus, en observant  les circuits organisés par les principales agences de voyages pour jeunes, seule Moose Travel, entreprise canadienne, propose autre chose que l’expérience ville.

La question à se poser est la suivante : Qu’est-ce qui fera sortir les jeunes voyageurs de la ville? Et bien, ceux-ci sont à la recherche d’aventures distinctives, de nature et de sensation fortes, d’immersion culturelle, d’occasions d’apprentissage, etc. Ça vous rappelle certaines orientations du Plan de développement touristique 2012-2020? Nous sommes d’accord, les différentes régions de la province regorgent de produits touristiques qui peuvent répondre à ces créneaux. Instinctivement, on peut penser à la descente de rapides en rafting, les ateliers sur la culture huron-wendat de Wendake, les croisières aux baleines de Tadoussac, camping sauvage, randonnée, ski, motoneige, etc. En sélectionnant les expériences présentant le plus de potentiel et en les positionnant comme des must, on réussira sans doute à atteindre cet objectif. L’Australie, qui a fait du tourisme des jeunes sa priorité pendant une décennie, est un bon modèle à étudier.

Par où commencer?

Pas besoin d’aller chercher très loin, un bassin important de clientèle potentielle se trouve déjà en sol québécois. En effet, on dénombre plus de 30 000 étudiants étrangers au trimestre d’automne seulement, 12 000 sur permis vacances-travail et nombreux sont ceux qui font des séjours linguistiques. De ce nombre, plus de 70% sont basés dans la région de Montréal. Ce sont des jeunes qui sont donc sur place pour de longs séjours et qui ont une relation plus profonde avec le Québec. Qu’attend l’industrie touristique pour en profiter? C’est en mettant en place une stratégie marketing intégrant les divers outils numériques, et en allant chercher les jeunes où ils se trouvent, qu’on pourra les interpeller. Et pendant qu’on y est, pourquoi ne pas favoriser leur recrutement pour des postes saisonniers en dehors des centres, dans les secteurs agricoles et touristiques par exemple, comme c’est le cas en Australie? Une telle orientation aura certainement des bénéfices à long terme, puisqu’il est prouvé que les jeunes attirent d’autres jeunes, et sont susceptibles de revenir si on réussi à développer une relation entre eux et la destination.

Par Caroline Asselin, 
Étudiante au B.A.A Gestion des organisations et destinations touristiques - ESG UQAM

Sources :

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