Mettre l'hôtel au parfum : Entre cosmétique et marketing sensoriel

Restaurant La Sirenuse Le marketing sensoriel a beau être un superbe outil de promotion, il est cependant plus délicat de le faire partager dans l’univers de l’hôtellerie et de la restauration. Il est très important, et on ne le dit pas assez, que les employés  minimisent l’utilisation de parfums, dans le but de garder une certaine élégance lorsque l’on est face à des clients. Je vous propose, dans cet article, un concentré de petits conseils incontournables pour maximiser l’expérience client tout en portant un habillage olfactif discret (mais efficace).

L’ÉLÉGANCE OLFACTIVE AVEC PARCIMONIE

Calvin Klein, Tommy Hilfiger et Ralph Lauren peuvent être des parfums populaires mais seulement dans le cadre d’une utilisation privée, ils ne devraient donc pas être invités à l’expérience client lorsque ceux-ci mangent au restaurant ou sont invités à se présenter à la réception. Il faut savoir que la réceptivité aux odeurs n’est pas la même pour tous. En effet, les femmes ont généralement un meilleur odorat que les hommes, de même que les non-fumeurs perçoivent davantage les odeurs que les fumeurs. Perceptions différentes ou pas, certaines odeurs deviennent vite désagréables, voire agressives dans certains cas. C’est pour cela que je vous propose une brève sélection des parfums à préconiser si vous travaillez dans l’hôtellerie et que vous ne voulez pas sacrifier (une fois de plus) votre style par l’exigence du métier. Il est donc préférable d’opter pour une eau de toilette ou eau de Cologne plutôt qu’une eau de parfum.


5 ESSENTIELS POUR FEMME :

1. Signorina – Salvadore Ferragamo

2. Light Blue - Dolce and Gabanna

3. Flowers - Kenzo

4. Daisy Eau So French – Marc Jacobs

+ Le choix économique : La gamme Nest Fragrances

5 ESSENTIELS POUR HOMME :

1. L’eau de Kenzo - Kenzo

2. Gentlemen Only - Givenchy

3. Fan Di Fendi - Fendi

4. London - Burberry

+ Le choix économique : Homme Neige - Lise Watier

L’OLFACTIF AURAIT UN IMPACT SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES

D’un point de vue branding, les hôteliers ont tout de même su tirer partie de la puissance du marketing sensoriel dans leurs établissements. La marque Westin offre toute une panoplie d'articles pour revivre l’expérience olfactive à la maison grâce à une boutique en ligne. Cependant, ce n’est pas uniquement dans la chambre ou au Spa de l’hôtel que l’odeur est primordiale, ce sont toutes les sphères du milieu qui doivent être parfaitement équilibrées. Un superbe SPA mais un réceptionniste à l’odeur désagréable ou au contraire trop intense, non merci! La mémoire sélective et le regard critique des clients n’oublieront pas cet inconvénient. Il est donc inévitable pour un employé qui est en contact direct avec les clients de se procurer un minimum de camouflage cosmétique, aussi discret soit-il. Les employeurs auraient également tout intérêt à mettre à disposition un Kit de survie pour odeurs délicates à leurs employés…et ainsi éviter les malaises. Dans le milieu de l’hôtellerie et de la restauration, peu importe la gamme de l’établissement, les odeurs les plus irritantes restent bien souvent la friture, la vadrouille humide, la moisissure, la transpiration ou même les détergents et les produits nettoyants que transportent les préposés à l’entretien continuellement, de même que les serveurs et commis faisant des allers-retours entre la cuisine et la salle, ce qui à pour conséquence la perte de fraîcheur du début de service. Les détails sont primordiaux (même les moins visibles) pour maximiser l’expérience client et ainsi générer des revenus profitables, le contact client étant un des facteurs déterminants pour tous les établissements qui se respectent.

Cet article a été coécrit avec Iman Said, blogueuse art de vivre et voyages. Visitez son blog ici pour en découvrir davantage.

 

Par Julien Champainne
Étudiant en B.Sc Communication - Université de Montréal
Diplômé Bachelor en Hôtellerie Internationale - Vatel Business School Hotel & Tourism Management

 

SOURCES :

The smells and swells of service, Hospitality Excellence

La pollution olfactive, HRI, 8 décembre 2006

 

 

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