Naissance d'une passion

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Volcan CotopaxiLors de mon premier voyage en Amérique du Sud, j’ai fait une rencontre qui a changé, à tout jamais, le cours de ma vie et qui, quelques années plus tard, bouleversera ma carrière professionnelle. Cette rencontre fut : le volcan Cotopaxi.

Je voyais un volcan pour la première fois et j’allais monter à 4800 mètres d’altitude. Le guide m’avait dit que c’était l’un des rares endroits où l’on pouvait se faire apposer un timbre dans son passeport, pour preuve d’être parvenue au refuge.  Je pensais que cela allait être facile. Mais la réalité fut tout autre. L’ascension fut pour moi une épreuve physique et mentale considérable, des kilos en trop, aucun entrainement, une tenue inadaptée, l’altitude le froid et la tempête n’aidant pas la marche en avant.

La situation était inédite : je me retrouvais seule, face à moi-même.  Réussir, n’était-ce pas me prouver que je pourrais encore aller plus loin et plus haut, mais dans ma vie ??….

Arrivée au refuge Jose F. Rivas ce fut La révélation. La rencontre de ma vie. La beauté des paysages, le silence absolu, la communion avec la nature, je me suis sentie vraiment heureuse et libre.

C’est à partir de ce moment que j’eus aussi l’envie de rencontrer les tribus, les villageois vivant en harmonie avec la nature.  Et j’allais connaître toujours ce même bonheur indescriptible à chacune de mes rencontres. J’ai ainsi pu partager quelques moments magiques avec les porteurs de souffre au Kawaijen en Indonésie, rencontrer les Aetas vivant près du volcan Pinatubo aux Philippines, les Aymaras en Bolivie et aussi les Shuars et Jivaros dans la forêt amazonienne en Équateur …

volcan Taal PhilippinesPopulation Aeta, Philippines





Mais est-il indispensable d’aller au fin fond de la selva, de monter à plus de 4000 mètres d’altitude pour connaître le Vrai sens des mots : partage, échange, rencontre, amitié, simplicité et bonheur ? ma réponse est oui. C’est en tout cas là, que, pour moi, ils ont pris tout leur sens. La définition de richesse est tout à fait relative à chacun d’entre nous et chacun à sa propre définition la mienne serait de vous dire que c’est eux, mes amis autochtones qui la détiennent.

Il y a de cela environ deux ans, je n’ai plus trouvé de satisfaction dans mon travail. Je pense avoir été un bon chef d’entreprise respecté et respectueux. Après mûre réflexion j’ai décidé de vendre mon affaire et me voilà depuis le début d’année, au collège LaSalle de Montréal, en reconversion professionnelle dans le tourisme. Quitter sa zone de confort n’est certes pas évident, mais quand l’envie de réussir sa vie est plus grande que la peur d’échouer, on peut se lancer dans de nouveaux projets. Mon objectif est de travailler avec et pour les gens des premières nations. Cette passion est ancrée en moi et j’espère bien être à la hauteur de ce nouveau défi. Je me destine ainsi à travailler peut-être en Amérique du sud, et, pourquoi pas dans le tourisme autochtone au Canada. Je voudrais proposer des voyages, des expériences de vie, ou l’on peut voir les étoiles …ou l’on peut apprécier l’instant présent, vivre en harmonie avec la nature, apprendre à nous respecter quelles que soient nos différences.

Je veux croire que l’avenir est plein de couleurs, de rêves et d’émotions.

Revisitons notre façon de voyager pour lui donner une double dimension : l’une géographique, dans des lieux inconnus, l’autre, plus dure et périlleuse, celle que nous effectuons dans l’intimité de notre esprit…

N’oubliez pas :« le plus beau des voyages est celui qu’on a pas encore fait» 

-Loïck Peyron


Par Simone Logel
Étudiante en Techniques de tourisme au College LaSalle
scanvol.wordpress.com

 

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