S’expatrier en PVT en Nouvelle-Zélande, diplôme en poche

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Laurence Bessone et son copain au mont TongariroLa fin de mon bac approchait. Une maîtrise? Nan.
Le marché du travail? Peut-être...
Un PVT en Nouvelle-Zélande? Oh que oui !


Le PVT

Permis Vacances Travail. En gros, le Canada possède 32 ententes avec d’autres pays permettant à des citoyens de 35 ans ou moins de voyager tout en travaillant. Pour consulter la liste des pays, c’est ici. Il y en a pour tous les goûts et l’application est d’une facilité désarmante (du moins pour la Nouvelle-Zélande).

La destination

Pourquoi la Nouvelle-Zélande? J’aimerais pouvoir donner une réponse plus profonde que ça, mais en tant que fan du Seigneur des Anneaux, un petit pèlerinage s’imposait. Bien entendu, les ressemblances culturelles avec le Canada ou encore la quantité d’emplois disponibles ont pesé dans la balance. Sans oublier que mon partenaire de voyage (mon copain) avait également l’Océanie dans sa ligne de mire.

Présentement, nous nous trouvons dans la capitale, Wellington. Elle porte aussi le titre de capitale de la bière artisanale et du café. Ce n’est pas pour rien que nous nous y sommes installés...

Wellington NZ

La recherche d’appartement

Il ne s’est pas avéré aussi facile que prévu de trouver un toit. On voulait absolument vivre en colocation, histoire de ne pas avoir à meubler un appartement en plus de faciliter notre intégration sociale. Il fallait donc que les occupants nous sélectionnent.

Quelques éléments n’ont pas joué en notre faveur. Ici, les couples sont relégués au rang des « fumeurs » et des « animaux », c’est-à-dire à éviter! On pense aussi qu’ils avaient tendance à prioriser les locaux plutôt que les étrangers. Finalement, peut-être que certains avaient peur qu’on ne soit pas en mesure de payer le loyer. En comparaison, il semble plus facile de trouver un logement au Québec.

Donc, après avoir contacté 200 annonceurs sur Trade Me (le kijiji néo-zélandais) et avoir visité une trentaine de logements, nous avons finalement été choisis pour habiter une jolie maison avec 4 autres personnes.

La recherche d’emploi

Je dois vous avouer que j’avais beaucoup d’attentes vis-à-vis le boulot. Je me suis dit : « Je suis diplômée en gestion hôtelière et j’ai de l’expérience, les entrevues vont pleuvoir ». J’avais aussi en tête d’avoir un poste avec certaines responsabilités et relever un nouveau défi. Finalement, je désirais dans la mesure du possible trouver un emploi avant d’arriver.

Tout ne s’est pas exactement passé comme prévu. J’ai envoyé des tonnes de CV avant de partir, mais ne recevais que des réponses négatives. Même chose une fois sur place. En y repensant, c’est tant mieux comme ça, parce les plans initiaux voulaient qu’on s’établisse à Auckland, alors que nous n’avons pas adoré cette ville.

Je crois que le fait d’être ici avec un visa d’un an n’aide pas à trouver des postes en gestion. Pour moi, ça a commencé à débloquer quand j’ai eu une adresse à mettre sur mon CV J’ai finalement réussi à dénicher un poste de réceptionniste / duty manager dans une chaine néo-zélandaise et j’en suis très satisfaite.

Autres paperasses administratives

En plus de trouver travail et logement, il fallait également penser à s’ouvrir un compte en banque et à demander un IRD number, l’équivalent du numéro d’assurance sociale. La tâche parait ardue dans un contexte où l’on est à l’étranger, mais tout est tellement bien expliqué en ligne que ça s’est fait très facilement.

Mes 3 conseils:

1. Patience...
Tout n’arrive pas d’un seul coup. Dans notre cas, nous avons vécu plusieurs déceptions avant de finalement être installés pour de bon. Dans notre cas, environ 5 semaines ont été nécessaires. En ce sens, il faut prévoir un bon coussin financier.

2. 
Planifier, oui mais...
Il y aura toujours des imprévus. Autant laisser les choses aller. Ça n’empêche pas de se renseigner et de se fixer des objectifs. Par exemple, quand nous sommes arrivés à Auckland, le coup de coeur n’était pas au rendez-vous. On essayait un peu de se convaincre qu’on voulait y vivre, alors qu’on aurait dû écouter notre premier feeling, soit s’installer à Wellington.

3. Logement avant emploi...
Ça paraît beaucoup mieux aux yeux de l’employeur et ça permet d’éviter les dépenses en auberge de jeunesse. C’est aussi toujours plus agréable d’avoir un chez-soi!
Dans une prochaine infolettre, je vous parlerai de mon intégration et de mes débuts au CityLife Hotel. Pour me suivre régulièrement, c’est ici.



Par Laurence Bessone     

Diplômée en gestion du tourisme et de l’hôtellerie – ESG--UQAM 

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